Exposition VICTOIRE ! [ nom commun FÉMININ ] : Lucie JARRIGE diplômée et sportive de haut niveau mise à l'honneur

L'exposition VICTOIRE ! [ nom commun FÉMININ ] vise, d'une part, à lutter contre les stéréotypes et à ouvrir les réflexions sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans le sport et, d'autre part, à mettre en lumière ces jeunes femmes qui se sont surpassées dans leur parcours de vie personnel et universitaire pour devenir des sportives de haut niveau.

Des inégalités et des discriminations entre les sexes perdurent à tous les niveaux de la pratique sportive


Sur le site www.gouv.fr nous pouvons par exemple relever qu’à l'adolescence, 45% des filles abandonne le sport contre 34 % des garçons. On compte une seule femme présidente parmi 31 fédérations olympiques et seulement 7 femmes directrices techniques nationales parmi 117 fédérations sportives. Le sport féminin ne représente que 7% du volume global des retransmissions sportives alors que 70% des Français de 18 ans et plus, considère le sport féminin aussi intéressant que le sport masculin.


Vincent Moncorgé & Caroline Sabatier-Moncorgé

Lucie JARRIGE diplômée de l'Université Paris-Sud était mise à l'honneur

Lucie JARRIGE - Handi-escalade - Double championne du monde - Devise : Ne jamais lâcher pour ne jamais regretter !

Après quelques années de natation handisport, Lucie a débuté l'handi-escalade en 2013 en même temps que son Master de "Chimie organique" à l'Université Paris-Sud. Adorant ce sport, c'est tout naturellement qu'elle a continué à le pratiquer durant sa thèse à l'Institut de Chimie des Substances Naturelles à Gif-sur-Yvette. Après beaucoup d'entrainement, elle est devenue championne du monde en 2016 à Paris-Bercy puis en 2018 à Innsbruck en Autriche. Aujourd'hui, elle poursuit sa carrière scientifique en post-doctorat à l'Université de Marburg en Allemagne et continue les entrainements.

Son prochain challenge est de gagner les championnats du monde d'handi-escalade à Tokyo cette année mais aussi de faire en sorte que l’handi-escalade soit une discipline des Jeux Paralympiques. Ce ne sera pas le cas en 2020 pour les Jeux Paralympiques de Tokyo mais elle espère pouvoir concourir en 2024 aux Jeux Paralympiques de Paris !

J'ai un foutu caractère qui me permet de faire tout ce que je veux, même si des gens ont pu dire que ce n'était pas possible, je leur ai montré le contraire. Le sport de haut niveau, c'est beaucoup de travail, d'abnégation et de sacrifices mais aussi beaucoup de plaisir. Maintenant le handisport est de plus en plus médiatisé et je savais que même avec un handicap faire de la compétition serait possible. Je ne me suis jamais demandée "est-ce que je vais réussir avec mon handicap ?", pour moi ce n'est pas une question.

Concernant mon vécu de femme sportive, je n'ai jamais ressenti de différences avec mes homologues masculins, j'adore faire des tractions ! Bien sûr, il faudrait que l'on arrive à une participation égale des hommes et des femmes en compétition, qu'il y ait plus de femmes parmi les juges de compétition, les ouvreurs de voies et les entraineurs. Mon handicap m'a permis de prendre confiance en moi ; pour moi c'est beaucoup de regards positifs grâce au sport.

Un conseil, si on a un rêve : tout mettre en place pour le réaliser ! C'est du travail comme je l'ai dit mais aussi du plaisir. Il ne faut jamais rien lâcher pour ne jamais rien regretter. Le monde idéal serait un monde où il n'y aurait pas d'inégalité, ni homme, ni femme, ni handicapé(e), un monde où l'on arrêterait de se juger. On est tous un peu différent et on est tous un peu handicapé aussi...

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Sources 

Textes : rédigés par l'Université Paris-Saclay.

Les photos et l’exposition : réalisées par Vincent Moncorgé, photographe indépendant et Caroline Sabatier-Moncorgé directrice artistique

Toutes les infos ici :https://www.universite-paris-saclay.fr/fr/actualite/victoire-nom-commun-feminin-lexposition-de-luniversite-paris-saclay-du-8-au-27-mars-2019