Les Cohortes de l'Université Paris-Sud

Dans le cadre du Programme investissements d'avenir, une partie du budget a été consacrée à la santé : dans le domaine des biotechnologies, à travers la création d'instituts hospitalo-universitaires et enfin par le soutien aux cohortes.

Une cohorte consiste à suivre pendant plusieurs années ou plusieurs décennies une population de sujets, sains ou malades, afin d'accumuler des connaissances fiables sur leur santé pour, par exemple, isoler une  variable (régime alimentaire, environnement, etc.) et déterminer son rôle et son effet sur la santé, ou développer plus rapidement de nouvelles cibles thérapeutiques.

L'Université Paris-Sud a obtenu une partie des financements dédiés pour conduire plusieurs cohortes.


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E4N, évaluer l'impact de l'exposition à certains facteurs


Cette cohorte poursuit l'étude de la population de la cohorte E3N. Elle a pour ambition de suivre environ 30 000 conjoints et 50 000 enfants des femmes de la cohorte E3N. Cette grande base de données prospective va permettre de découvrir les facteurs de risque génétiques et biologiques de certaines maladies.

L’objectif est d’étudier la santé de jeunes adultes en analysant leur environnement familial et génétique et en évaluant l’impact de l’exposition à certains facteurs environnementaux au début de la vie. Alors que le périmètre d’étude de la cohorte E3N était principalement le cancer, celui d’E4N englobe toutes les pathologies.

Contact : Françoise Clavel-Chapelon, Centre de Recherche en Épidémiologie et Santé des Populations (CESP), Université Paris-Sud / INSERM


Copyright Nelly Blano-Brunat / INSERM
CKD REIN, étudier la maladie rénale chronique


Lancée en 2012, l’étude CKD-REIN (Chronic Kidney Disease- Réseau Epidémiologie et Information en Néphrologie) va suivre pendant 5 ans 3 600 patients atteints de tous types de maladie rénale chronique. L’objectif de cette étude, la première de cette ampleur en France, est de répondre aux nombreuses questions des patients, des médecins et des scientifiques sur la maladie rénale chronique et de comprendre comment le mode de vie, l’environnement, la génétique et les pratiques médicales interagissent sur le devenir de la maladie et la qualité de vie des patients.

L'étude sur la cohorte vise à étudier l’impact d’un ensemble de facteurs environnementaux et génétiques sur l’évolution de la maladie. Parmi ces facteurs, seront en particulier examinées l’alimentation, l’activité physique et les conditions de vie. Un autre grand volet de l’étude sera l’évaluation et la prévention des multiples complications de la maladie rénale, dont on commence à mesurer la précocité et le retentissement à long terme, telles que les atteintes cardio-vasculaires et osseuses. Un objectif central sera enfin d’identifier les pratiques médicales et les modes d’organisation des soins les plus efficients pour ralentir la progression de la maladie et réduire ses complications.

Contact : Dr Bénédicte Stengel, Centre de Recherche en Épidémiologie et Santé des Populations (CESP), Université Paris-Sud / INSERM


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HOPE-EPI, les cancers chez l'enfant


La cohorte HOPE-EPI s’attache à identifier les risques environnementaux et génétiques liés au cancer de l’enfant. L’étude s’intéresse également à la disparité des traitements ainsi qu’aux effets secondaires à court et long termes.

Les problèmes posés par ces cancers sont très différents de ceux rencontrés dans la population adulte. En effet, les pathologies ne sont pas les mêmes et très peu fréquentes, les enfants ont des organismes en croissance chez qui certains traitements peuvent entraîner des séquelles importantes.

Le projet HOPE-EPI a l’ambition d’identifier les facteurs de risque environnementaux et génétiques des cancers de l’enfant, de recenser les disparités de prise en charge et de leurs déterminants, les effets néfastes des traitements, et plus généralement d’assurer un suivi de l’état de santé à court, moyen et long terme des personnes ayant eu un cancer dans l’enfance et les déterminants de leur qualité de vie.

Contact : Jacqueline Clavel, Centre de Recherche en Épidémiologie et Santé des Populations (CESP), Université Paris-Sud / INSERM

 

L'Université Paris-Sud participe également, mais dans une moindre mesure, à la cohorte CANTO financée par les investissements d'avenir. Cette cohorte a pour objectif de mieux connaître les effets secondaires d'un cancer du sein pour mieux les combattre. Contact : Fabrice André, Institut Gustave Roussy (Inserm / CNRS / Université Paris-Sud)