Des « investissements d’avenir » pour l’Université Paris-Sud 11

 

Quatre projets de cohorte sur les 10 retenus par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche impliquent des équipes de recherche de l’Université Paris-Sud 11. Ce sont également huit projets d’«équipements d’excellence» dans lesquels interviennent des laboratoires de l’université qui seront financés dans le cadre des investissements d’avenir. Ces résultats illustrent l’excellence des projets de recherche initiés au sein de l’Université Paris-Sud 11 et sa volonté de s’inscrire dans une recherche de pointe, ambitieuse et cohérente avec ses établissements partenaires. 

Les appels à projets lancés dans le cadre des investissements d’avenir par l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) sous l’égide du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du Commissariat général à l’Investissement, ont largement mobilisé les équipes de l’Université Paris-Sud 11. Les premiers résultats parus dernièrement illustrent la politique de recherche ambitieuse et reconnue de l’Université Paris-Sud 11.
Sur les 10 lauréats de l’appel à projets « Cohortes », trois projets sont portés par des équipes de recherche rattachées à l’Université Paris-Sud 11, CKD-REIN, E4N et HOPE-EPI. Un quatrième projet à pérmimètre national, CANTO, est réalisé en collaboration avec une équipe de recherche rattachée à l’Université Paris-Sud 11.
D’autre part, environ un tiers des projets d’«équipements d’excellence». impliquant Paris-Sud a été retenu dans la première vague de l’appel à projet, soit 8 projets sur les 52 lauréats nationaux. Ce financement permettra aux équipes de recherche d’acquérir et de mutualiser des équipements scientifiques de pointe et de reforcer les collaborations entre établissements, notamment avec les acteurs du Plateau de Saclay.

Des laboratoires de recherche de l’Université Paris-Sud 11 sont porteurs ou associés aux  projets suivants :

Equipements d’excellence :

- Andromede, dans lequel l’Institut de Physique Nucléaire d’Orsay (Université Paris-Sud 11/CNRS) est impliqué, est le projet de la construction d’une nouvelle génération de système d’analyse des propriétés de la matière qui utilisera des nanoparticules de haute énergie pour bombarder des échantillons de matière. Cet outil pourra être utilisé dans les domaines de l’astrophysique, la santé et l’énergie. Il est doté de 4 millions d’euros.

- CILEX (Centre Interdisciplinaire Lumière Extrême) sera un centre à vocation  internationale de recherche utilisant l’ensemble des installations lasers et expérimentales complémentaires du Plateau de Saclay, notamment en perspective des nouvelles réalisations en laser haute intensité dans le cadre de l’Institut de lumière extrême ILE Les applications issues de ces recherches iront de la création de nouveaux matériaux à la mise au point de nouvelles thérapies. La dotation attribuée à ce projet est de 20 millions d’euros.


- DIGISCOPE est un projet qui implique très directement le Laboratoire de recherche en informatique (LRI, Université Paris-Sud 11/CNRS). Il s’agit de mettre en place une infrastructure en réseau qui développe des techniques de visualisation interactives de données très complexes issues de modélisation et de simulations numériques. Ce projet financé à hauteur de 6,7 millions d’euros sera implanté à Saclay, mais accessible à l’ensemble de la communauté des chercheurs. Ce réseau unique au monde connectera plusieurs sites de données complémentaires et pourra initier des collaborations internationales.

- FlowCyTech permettra d’étendre les activités de la plateforme existante sur le site Immunovirologie de Fontenay aux Roses. Le but de cette nouvelle plateforme est de proposer une accélération dans l’acquisition de données sur des cellules mammifères et de leur analyse, d’augmenter le nombre de paramètres mesurés et de développer des essais standardisés pour les bio-marqueurs complexes. Différents projets de thérapies innovantes, en particulier sur les modèles infectieux animaux (VIH, Chikungunya,…) pourront être développés. Les scientifiques du CEA, de l’Université Paris-Sud 11 de l’INSERM et du CNRS, des entreprises pourront également tester l’efficacité de vaccins ou de nouvelles thérapies. Ce projet est financé à hauteur de 2,3 millions d’euros.

- Planaqua sera une plateforme expérimentale d’écologie aquatique en Ile de France dont les volumes d’étude pourront aller de quelques litres à des lacs artificiels. Equipée d’instruments innovants, elle fera partie de réseau de stations d’écologie expérimentale du CNRS unique en Europe. La dotation attribuée à ce projet est de 3,2 millions d’euros.

- TEMPOS est un projet autour de la physique des matériaux et des nanotechnologies, dans lequel est impliqué le Laboratoire de physique des solides (Université Paris-Sud 11/CNRS). Il s’agit de créer à Saclay  d’un centre commun de micorsopie électronique pour l’élaboration, de nano-objets et de nanocaractérisation.. L’objectif est d’explorer la matière et découvrir de nouvelles propriétés ou effets qui constitueront les composants du futur. La dotation de ce projet dans le cadre des « Equipex » est de 13,5 millions d’euros.

- ThomX, dans lequel le Laboratoire de l’accélérateur linéaire (LAL, Université Paris-Sud 11/CNRS) est fortement  impliqué, produira une source compacte de rayons X, dont les spécificités permettront des applications dans les domaines de la médecine (imageries), du patrimoine culturel (analyse de matériaux pour la datation d’œuvres d’art), de la cristallographie, de la chimie, de la métallurgie et de la biologie. La  réalisation en France de la machine sur les sites d’Orsay et de Grenoble permettra aussi bien de développer les recherches dans ces domaines que d’offrir une formation d’excellence aux jeunes chercheurs. La dotation attribuée à ce projet est de 12 millions d’euros.

- FIT, auquel le Laboratoire de recherche en informatique (Université Paris-Sud 11/CNRS) est associé par une des ses équipes commune avec l’INRIA, vise à construire un réseau national, matériel et logiciel afin de tester en grandeur réelle les futures technologies de l’internet. La dotation de ce projet est de 5,8 millions d’euros.


Cohortes :

- CKD-REIN a pour projet d’étudier une cohorte de patient porteurs d’une maladie chronique du rein afin de mieux connaitre les causes, les complications possibles et d’identifier des meilleurs stratégies de prise en charge. Ce projet porté par l’Université Paris-Sud 11 bénéficie d’un financement de 4 088 460 euros.

- E4N correspond à une étude prospective au niveau de la population générale, composée des enfants et petits-enfants des femmes d’une précédente cohorte (E3N, composée de 100 000 femmes suivies depuis 20 ans). Il s’agit donc d’une étude prospective chez les jeunes adultes qui tient compte de son environnement familial et génétique. La dotation attribuée à ce projet de cohorte est de 7 948 200 euros.

- HOPE-EPI sera la constitution d’une cohorte nationale sur les cancers de l’enfant, afin d’identifier les risques environnementaux et génétiques qui y sont liés et d’étudier la disparité des traitements et leurs effets secondaires à court et long termes. Cette cohorte recevra 5 582 300 euros de financement.

- CANTO a pour objectif d’étudier des toxicités chroniques des traitements anticancéreux chez 20 000 patientes atteintes d’un cancer du sein localisé, afin de développer de nouvelles thérapies, d’améliorer la qualité de vie des patientes et de diminuer les dépenses de santés. Le financement attribué à ce projet est 13 870 288 euros.

 

 

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