Tournoi national de joutes oratoires en langue anglaise

L’équipe de l'Université Paris-sud 11 est arrivée en demi-finale lors de sa première participation au tournoi national de joutes oratoires en langue anglaise

Chronologie: un premier débat pour prendre toute la mesure du tournoi

Vaincue à domicile le 10 février par l’approche efficace et implacable des orateurs de l’ENSAE entraînés par George Ferenczi, l’équipe d’Orsay n’avait pas réussi à convaincre le jury qu’obéir à un ordre dégage de toute responsabilité (This House believes following rules is no excuse). Ce n’est pas un mais deux de nos orateurs qui remportent cependant le titre de best speaker: Mark Downey (Polytech'Paris-Sud) et Ruby Veerapen (Magistère de Physique Fondamentale, UFR Sciences).

En debating aussi, c’est toujours mieux la deuxième fois

Le 25 février, Orsay prenait sa revanche à Montrouge contre la même équipe, démontrant cette fois avec succès que contrairement à la proposition de l’ENSAE, un vrai sportif a le sens des valeurs (This House believes sport is a whore). Plus qu’une victoire, c’est un triomphe : l’équipe d’Orsay s’est montrée si réactive qu’elle a pu marquer les points nécessaires à sa qualification en demi-finale.

La demi-finale ou comment perdre un débat, mais pas son honneur

La demi-finale prévue le 10 mars s’annonçait redoutable : Orsay devait annuler la découverte de l’Amérique (This House would undiscover America) et son adversaire n’était autre que Paris II Assas, équipe invaincue depuis son entrée dans le tournoi l’an passé et admirablement entraînée par Kathryn English et Gabrielle Smart.

Conformément aux attentes (et angoisses), les orateurs de Paris II ont été une fois de plus éblouissants lors de cette rencontre, emportant les votes de tous les membres d’un jury conquis. Conformément aux attentes (et espoirs), l’équipe d’Orsay s’est montrée à la hauteur de ses adversaires dans l’humour, la répartie et la créativité, et ce sont ces atouts que le jury a choisi de récompenser chez Julien Schmitt (Magistère de Physique Fondamentale, UFR Sciences), meilleur orateur de la demi-finale.

Le debating en quelques mots

Capacité d'analyse et d'argumentation, créativité, esprit d'équipe et sens stratégique, voilà un bref aperçu des compétences qu'apporte le debating, ces joutes oratoires en anglais. Les sujets sont variés: un jour les étudiants défendent l'idée que « Scientists search and artists find », le suivant ils tentent de justifier « Housewives are desperate » ou encore « There must always be the poor ».

Le debating à la mode FDA: des règles, un état d’esprit et ce “je-ne-sais-quoi”

L’activité telle qu’elle est pratiquée à l'Université Paris-sud 11 suit les règles de la French Debating Association inspirées des débats parlementaires: les orateurs de chaque équipe défendent leur motion et répondent aux arguments adverses sous le contrôle d'un président de séance (chairman/ chairperson) et en présence d'un public autorisé à ponctuer les discours de quelques « hear hear » approbateurs ou « shame» accusateurs... 

Après délibération et vote, les membres du jury annoncent quelle équipe (winning team) et quel orateur (best speaker) ont été les plus convaincants. Sensibles au contenu, à la présentation, au style, à la répartie, au travail d'équipe, le jury et le public n'en attendent pas moins d'être divertis.

Qui fait du debating à Orsay ?

Le debating est au programme des cours d'anglais en M1 Magistère 2 de Physique Fondamentale, UFR des Sciences, en 3e année du cycle ingénieur de Polytech Paris-Sud et en M2 Ingénierie de l'information, de la communication et de l'interaction, UFR des Sciences. Avec une activité aussi complète, les progrès en anglais sont bien réels et l'investissement des étudiants incomparable, et ce, quel que soit le niveau linguistique initial.

Le tournoi de debating, une histoire de rencontre entre les 11 institutions de la FDA et l'Université Paris-sud 11

On apprend davantage lorsque l'on confronte son point de vue et son approche aux arguments et à la méthode d'un autre, tel est le premier enseignement du debating. Si débattre entre étudiants d'une même filière scientifique est déjà enrichissant, les occasions de rencontrer d'autres étudiants, d’être confrontés à d'autres profils et de découvrir d’autres formations donnent encore une autre dimension aux débats. Etudiants en M1 Magistère 2 de Physique Fondamentale UFR des Sciences vs Ingénieurs de Polytech Paris Sud, équipe mixte d'Orsay vs ENSAE ou encore Paris II Assas, ou quand la rigueur et l'ingéniosité rencontrent la force de persuasion des statisticiens et la rhétorique des avocats. 

Bien peu d’événements publics permettent de telles rencontres entre grandes écoles et universités, entre réflexion et éloquence, entre approche intellectuelle et divertissement. Le debating rend tout cela possible. Declan McCavana, président et fondateur de la FDA, coach et maître de conférence à l’X, voit là tout l’intérêt d’organiser un tournoi qui accueille chaque année de nouvelles institutions.

Le tournoi de la FDA regroupe aujourd’hui 12 grandes écoles et universités, il verra son grand vainqueur consacré lors de la finale à l’Hotel de Lassay le 29 mars 2010. Cette année, le champion 2009 Paris II Assas y défendra son titre contre l’école Polytechnique.

Le site de la FDA, l'association française de debating  http://french.debating.asso.free.fr/

Equipe de debating Paris-sud XI – 2010 :
Mathieu RAYMOND (Polytech Paris-sud) – Thibaut ROBERT (UFR des Sciences) – Alice FLORENT (UFR des Sciences) – Justine CHEN (Polytech Paris-sud) – Julien SCHMITT (UFR des Sciences) – Ruby VEERAPEN (UFR des Sciences) – Mark DOWNEY (Polytech Paris-sud)

Enseignants et entraîneurs de l’équipe 2010 : Alice BERNARD - Jacques BLANC - Navjit CREQUER -  Carmel KEANE-DAVIES – Leo KONEAZNY – Philippe JUMEL - Duncan THOM