Master Energie - Université Paris-Saclay

Objectifs pédagogiques

L’offre de formation embrasse, de façon globale et transverse, le domaine de l’énergie (physique des nombreuses sources, production, conversion, stockage, gestion) et son intrication complexe avec le transport au sens large. L’énergie produite doit pouvoir être efficacement transportée et utilisée. Les transports de biens et de personnes nécessitent eux-mêmes de l’énergie et imposent donc d’améliorer les modes de propulsion (propulsion électrique, hybride, combustion), le stockage de l’énergie, les structures (allègement, résistance, procédés d’assemblage) et la commande des véhicules (gestion optimale des performances).

Liens avec la recherche

Cette formation s’appuie sur un tissu académique et industriel exceptionnel dans le domaine de l’énergie, au niveau du Plateau de Saclay : 2 IEED (IPVF, VEDECOM), 1 ITE (PS2E), un réseau « énergie » en cours de structuration et de nombreux laboratoires de recherche. Plusieurs initiatives pédagogiques ont déjà été entreprises, notamment la création d’un FabLab « machines énergétiques innovantes » (localisé à l’IUT d’Orsay) qui permettra de proposer des TP / projets pluridisciplinaires et multi-établissements (travail encadré autour d’un thème, défini par un industriel, et regroupant des étudiants de différents niveaux, établissements mais partageant une culture commune sur la problématique énergétique).

Les thèmes abordés au sein du Master « énergie » (matériaux, NTE, réseaux, mobilité) sont largement représentés dans les laboratoires de recherche des établissements partenaires et des centres de R&D du territoire. Les axes de recherche stratégiques en la matière permettront, notamment, de proposer des TP / projets innovants, ancrés sur des problématique majeures et basés sur les derniers développements issus des laboratoires.

Compétences et perspectives

A l’issue de leur formation, tous les étudiants auront acquis une culture commune, basée sur les apprentissages obligatoires suivants :
- Les grands principes du développement durable ;
- Les filières énergétiques (fossiles, renouvelables) avec leurs atouts/inconvénients et leurs différents coûts ;
- La production, la conversion, le stockage de l’énergie ;
- Les méthodes numériques d’analyse et de diagnostic appliquées au domaine de l’énergie.

Débouchés par parcours

Parcours 1 : Matériaux pour l’énergie et le transport (6 ECTS mutualisées avec Sc. Matériaux)

Les étudiants du parcours MET peuvent effectuer une thèse dans un Laboratoire de Recherche, dans le domaine académique (Universités, Ecoles d’Ingénieurs, CNRS) ou en R&D (CEA, EDF, ONERA, )ou bien travailler dans les secteurs industriels (Arcelor-Mittal, Vallourec, Eramet, Snecma, Safran, PSA, Renault, Toyota Motors, Airbus, Eurocopter, Air Liquide, etc…)

L’organisation de la formation est donc conçue pour préparer les étudiants à cet objectif :
- L’évaluation de 4 modules optionnels consiste en une présentation orale et discussion critique de publications scientifiques de pointe en anglais illustrant les cours.
- Le projet tutoré de recherche bibliographique porte chaque année sur une nouvelle thématique d’actualité dans le domaine des matériaux pour l’énergie et le transport. Les étudiants doivent analyser un ensemble de publications scientifiques, rédiger un rapport en binôme, suivi d’une présentation orale du sujet devant le comité des professeurs, comme dans un séminaire de recherche. Les étudiants du parcours participent à un Colloque de recherche de 2 jours sur cette même thématique.

Le Colloque est co-organisé par tous les responsables d’établissements en habilitation conjointe et associés au parcours MTE. (Les conférenciers invités sont des chercheurs et des industriels)
- Participation obligatoire des étudiants à des séminaires présentés à leur intention par des chercheurs de Laboratoires « Matériaux ». Ces séminaires permettent un contact des étudiants avec les Laboratoires de la RP proposant des sujets de stages et des thèses.

Parcours 2 : Procédés pour l’énergie

Le Parcours « Procédés pour l’Énergie » a pour objectif de former des cadres aptes à travailler au plus haut niveau dans les secteurs de la production, de la transformation ou de l’utilisation de l’énergie. Les débouchés plus particulièrement attendus sont les métiers de la recherche ou de la recherche et du développement, que ce soit dans des laboratoires académiques, dans des centres de recherche industriels de grands groupes ou des services de développement de petites entreprises ou start-up. À l’issue de ce parcours, les étudiants pourront donc poursuivre en doctorat dans les domaines du génie des procédés ou des matériaux ou débuter leur carrière en R&D dans les industries de l’énergie (production, consommation, distribution) ou de l’élaboration des matériaux.

Parcours 3 : Dynamique des fluides et énergétique (mutualisé avec les mentions de Mécanique et Physique)

Environ un tiers des étudiants poursuivent en thèse dans un laboratoire de recherche académique, en France ou à l’étranger, ou dans les grands organismes de recherche (ONERA, CEA, IRSN, CNES, etc.). Les deux tiers restant intègrent directement l’industrie, dans les secteurs de l’aéronautique, des transports et de l’énergie (Safran, Renault-PSA, Valeo, AREVA, Airbus-Astrium, EDF, GDF Suez, Safège, Thalès, Air Liquide, Saint-Gobain, Schneider Electric, RATP, etc.) L’expérience de ces dernières années montre que les compétences pointues acquises par nos étudiants dans le domaine de la CFD (Computational Fluid Dynamics) assurent de très nombreux débouchés dans ces entreprises. Enfin, nous souhaiterions promouvoir un nombre croissant de thèses de type CIFRE, avec cofinancement laboratoire-entreprise.

Parcours 4 : Sciences thermiques

Le parcours « Sciences Thermiques » a pour objectif de former des cadres avec une solide formation scientifique aptes à travailler au plus haut niveau de responsabilité dans tous les secteurs de l’énergie (production, transformation, distribution, consommation). Les débouchés pour un premier métier sont plus particulièrement les métiers de la recherche ou de la recherche et du développement, dans les organismes académiques, les centres de recherche de grands groupes industriels ou les services de développement de plus petites entreprises et de start-up. La formation prépare tout particulièrement les étudiants à poursuivre leur étude en doctorat en milieu académique ou industriel, dans le domaine de l’énergie et du transport.

Parcours 5 : Mécanique, aéronautique et spatial

Le parcours est à vocation Recherche. Les emplois visés sont à vocation scientifique et technique en mécanique des fluide, propulsion et systèmes, automatique et traitement du signal, appliqués au domaine Aéronautique et Spatial dans le secteur Recherche et Développement. Ainsi, la formation est destinée à former de futurs chercheurs et ingénieurs en Recherche et Développement pour des emplois dans des centres de recherche académiques ou industriels, des bureaux d'études et de conseil en ingénierie ou pour l'enseignement supérieur.

Parcours 6 : Maritime engineering: transport systems and offshore energies

Ce parcours, totalement dispensé en anglais, offre de nombreux débouchés dans le domaine de la construction en mer, le secteur de l'offshore pétrolier ou celui des énergies marines renouvelables, que ce soit dans les métiers de la certification, dans une société d'ingénierie, dans un département R&D, en cabinet d'architecte, en bureau d’études.

Parcours 7 : MATEC Photovoltaïque et véhicule électrique

A l’issue de ce parcours professionnalisant, les diplômés auront acquis de solides connaissances en science des matériaux et technologies en général (élaboration, caractérisations, propriétés fonctionnelles, modélisation/simulation) et, plus spécifiquement, associées au photovoltaïque et au véhicule électrique.
Ils auront notamment acquis une connaissance approfondie des matériaux, des dispositifs photovoltaïques, ainsi que des différentes technologies et filières photovoltaïques et de la place qu’elles occupent dans l’économie. Ils pourront dimensionner une installation photovoltaïque pour particulier ou une ferme photovoltaïque pour un usage collectif.

Coté « véhicule électrique », ils auront une bonne connaissance des composants de puissance (utilisés dans la traction électrique : voitures, métros, trains, etc.) en terme de matériaux, fiabilité, ainsi qu’en outils de conception. Ici encore, ils possèderont une vision industrielle des tendances technologiques et des marchés grâce à l’apport des intervenants issus des filières actives concernées.

Par les collaborations avec des industriels du secteur, ce parcours est ancré sur les dernières tendances technologiques du marché et permet ainsi aux étudiants de trouver des débouchés intéressants, sur des thèmes innovants et porteurs.

Parcours 8 : Electrification et propulsion automobile (mutualisé avec EEEA)

Les étudiants, de profils variés, doivent maîtriser les fondamentaux de chaque thème (combustion, électrique, mécanique, thermique, contrôle) et les différents approfondissements qui seront dispensés par les spécialistes universitaires et industriels. La connaissance théorique est complétée par un aspect technologique, fortement orienté vers l’intégration et l’interconnexion entre les composants embarqués.

Cette formation permet de préparer les étudiants à développer des recherches dans le cadre de thèses de doctorat à orientation industrielle (thèses CIFRE). Une partie des étudiants inscrits dans ce parcours pourra aussi poursuivre une formation à la recherche sous forme de thèses de doctorats dans les laboratoires traitants de sujets plus académiques. Enfin, ce parcours aspire aussi à former des étudiants capables d’assumer la fonction d’ingénieur de recherche au sein des équipes de R&D de l'industrie et des laboratoires spécialisés impliqués sur la nouvelle problématique de l'électrification et de la propulsion dans le domaine du transport.

Parcours 9 : Renewable energy, science and technology (mutualisé avec Physique)

Ce parcours, totalement dispensé en anglais, permet des poursuites d’études variées :
- Formation par la recherche dans les ENR : thèse dans un laboratoire de recherche en France ou à l’étranger (environ la moitié des étudiants) ;
- Carrières industrielles dans les ENR, en France ou à l’étranger, dans des entreprises de tailles très diverses (start-up, PME, grands groupes notamment EDF et TOTAL).

Parcours 10 : Physique et ingénierie des énergies (mutualisé avec Physique et EEEA)

Les principaux débouchés de ce parcours sont :
Chercheur, enseignant-chercheur, ingénieur de recherche, ingénieur en milieu industriel (grands groupes comme EDF, AREVA, industries automobiles et aéronautiques, mais aussi PME innovantes).
La poursuite en doctorat fait partie des options naturelles à l'issue de ce parcours, celui-ci étant hybride pro-recherche.

Localisation de la formation

UPSud, ENSTA ParisTech , UVSQ, ECP-Supelec, ENS Cachan, INSTN, Ecole Polytechnique, IFP School

Schéma de la mention

Détails des parcours dans lesquels l'Université Paris-Sud est impliquée :

Contenu des enseignements

Voir le détail des cours et des UE en M1, et en M2.

Contact

M. FRANGER Sylvain, sylvain.franger @ u-psud.fr
Coordinateur de la mention

Site web de la formation : http://www.universite-paris-saclay.fr/fr/formation/master/energie

Inscription et candidature

La première démarche pour préparer son inscription à l'un des masters de l'Université Paris-Saclay consiste à candidater en ligne. Vous pourrez ensuite choisir votre établissement et le parcours que vous souhaitez suivre.