Journée Workshop recherche de la DIP

« Quelle (s) recherche (s) sur les dispositifs de Pédagogie Universitaire ? »

Organisée par la Direction de l’Innovation Pédagogique.

Cette journée a pour fonction principale de faire se rencontrer et échanger les collègues de l’Université qui posent la question de l’utilité/efficacité de la mise en œuvre de pédagogies innovantes dans le cadre des enseignements à l’Université. Si un mouvement se développe largement dans les Universités françaises autour de la mise en œuvre de dispositifs de formation qui favorisent l’apprentissage, se pose toujours la question de leur utilité. De nombreuses recherches portent sur cette question. Elles ont été menées d’abord dans certains pays francophones (Belgique, Suisse, Canada) et prennent leur envol depuis une dizaine d’année en France. Pour preuve l’organisation en Juin 2018 du 2ème colloque international de l’ATIU (Association Internationale de Pédagogie Universitaire) qui propose un cadrage très en prise avec les problématiques qui nous animent :

« Dans un contexte où le modèle universitaire évolue, où le public change, où les outils disponibles pour l’enseignement se transforment et où les attentes en termes d’acquis d’apprentissage des étudiants ne le limitent parfois plus aux savoirs pour aller vers les savoir-faire, les savoir-être, des compétences, alors que l’évolution des connaissances scientifiques sur l’apprentissage invite à penser des formes d’enseignement reposant sur les interactions, au moment où la transformation pédagogique dans l’enseignement supérieur est encouragée (PIA3 Nouveaux Cursus ; Appels à Manifestations d’Intérêt ) et valorisée (JIPES, Prix PEPS), que savons-nous aujourd’hui de la construction du Savoir-enseigner universitaire ? Après avoir été formés pour et par la recherche, les universitaires deviennent « enseignants », mais par quel(s) moyen(s) ? »


De nombreuses questions de recherche se posent :
•    Pourquoi parler de « pédagogie universitaire » alors que la réflexion sur la pédagogie est menée depuis de nombreuse année dans le cadre scolaire ? Ou alors quelles en sont les spécificités ?
•    Pourquoi employer le terme de pédagogie, très polysémique, alors que nombres de recherches portent davantage sur des questions technologiques, ergonomiques ou didactiques ?
•    Comment apprécier l’efficacité des dispositifs innovants mis en place dans le cadre d’un travail de recherche ?
•    Quels champs scientifiques et quelles méthodologies de recherches pourraient être associés à la mise en œuvre de protocoles sur les innovations pédagogiques menées dans la cadre des enseignements des différentes composantes de l’UPSud ?

Autant de question que nous ne pourrons pas traiter mais que les échanges lors de ce workshop pourraient alimenter.

Matin :

De 9 h 00 à 9 h 30 : Présentation institutionnelle de la journée.

De 9 h 30 à 11 h 00 : Trois interventions de 30’ (15’ de présentation, 15’ d’échange avec le discutant et avec la salle).

•    Dan Benhamou, AP-HP, Kremlin-Bicêtre, équipe CIAMS, UFR STAPS et Antonia Blanié, CHU KB, Doctorante Université Paris-Sud, CIAMS, UFRSTAPS.

A partir de la mise en pratique d’une formation des médecins par la simulation grâce à LabforSim, les collègues posent le problème de l’activité de l’étudiant dans l’apprentissage par la simulation, en formation médicale initiale et continue et plus largement dans une formation aux soins. Se pose particulièrement les questions des mises en œuvre des scénarios comme modalités de contrôle de l’efficacité de cette formation, ou à tout le moins de sa valeur ajoutée dans le cadre de la construction de compétences professionnelles dans le milieu médical.
La question qui semble être centrale est celle de la rétention de l’apprentissage. La présentation vise à éclairer la question de la mise en pratique du simulateur et de son efficacité dans la formation des futurs médecins.

L’échange envisagé en suivant pourrait porter sur les interrogations quant à la formation par la simulation dans les différents cadres de l’université ? Quels enjeux ? Quelles perspectives innovantes notamment dans les disciplines « plus fondamentales » ?

•    Emmanuel Ahr, doctorant, institut Villebon Charpak, Jeanne Parmentier (responsable de l’Innovation pédagogique de l’Institut Villebon – Georges Charpak)
L’Institut Villebon – Georges Charpak se propose d’accueillir des profils d’étudiants atypiques, curieux, dont les formations traditionnelles n’arrivent pas à développer pleinement leur potentiel, tout en cherchant à améliorer la diversité des profils capable de s’intégrer dans des formations scientifiques longues. Portant sur la mesure de l’impact de dispositifs innovants dans le cadre de ces enseignements, les collègues présenteront un outil d’évaluation de la qualité des enseignements dans le cadre du fonctionnement de l’institut Villebon Charpak.

L’échange envisagé pourrait porter sur le rapport à la mesure d’une action qui s’envisage dans un contexte de complexité ? Quels rapports à une possible généralisation ? Quels effets dans le cadre d’une action de l’enseignant ?

•    Isabelle Bournaud (MCF), Magali Fuchs-Gallezot (MCF), Laurence Maurines (Pr), Marie-joëlle Ramage (MCF), Laboratoire DidaScO, UFR Sciences, Université Paris-Sud, Université Paris-Saclay,
Nous comparerons deux recherches conduites autour de dispositifs innovants. La première étude porte sur l’évaluation de l’impact d’un dispositif d’enseignement fondé sur une démarche de projet sur les représentations du métier de chercheur. La seconde concerne la caractérisation de profils d’étudiants en lien avec leurs stratégies d’apprentissage et leur réussite académique en vue d’élaborer des tâches adaptées.

L’échange envisagé pourrait porter sur les conditions d’une contribution de la recherche aux innovations pédagogiques.

Animateur : Gilles Uhlrich

Pause-café : de 11 h à 11 h 30.

De 11 h 30 à 12 h 30 : Interventions des collègues porteurs de projets innovants et pour certains bénéficiant par l’Université Paris-Sud, d’un CIP (Congé pour Innovation Pédagogique).
•    Marie Joëlle Ramage : « groupe secondaire supérieur physique-chimie, soutien à la transition lycée-université ».
•    Sylvaine Perrichot : « Formation hybride en anglais en L1 Sciences »
•    Morgane Locker et François Agnès : « Démarche de (re)construction d’une UE du L2 Biologie en mode pédagogie active/inversée »
•    Julien Bobroff, et Frédéric Bouquet : « enseigner la physique autrement - l'exemple des opentp ». l’apprentissage de la physique en allant vers la médiation et l'articulation sciences et design.

Présentation des protocoles innovants et des questions qui se sont posées ou qui se posent à leur mise en œuvre (10’).

Question des collègues à propos des pistes potentielles de recherche qui permettraient de poursuivre le travail (5’).

Pause repas : 12 h 30 – 14 h 00.




Après-midi :

De 14 h 00 à 15 h 30 (1 h de présentation, 30’ de question).

Conférence de Brigitte Albero (PU, Université Européenne de Bretagne – Rennes 2, Créad, EA 3875) qui enrichira la réflexion en répondant entre autre à deux questions :
•    En quoi l’intérêt pour les pédagogies universitaires amène à comprendre et expliquer les enjeux des formations à l’Université ?
•    En quoi cette capacité explicative peut-elle conduire à la mise en place d’un secteur de recherche qui permette la diffusion et l’essaimage d’une dynamique de l’innovation pédagogique « solide » ?

Article de cadrage :

ALBERO, B. (2014). La pédagogie à l’université entre numérisation et massification. Apports et risques d’une mutation. Dans Lameul, G. et Loisy, C. (dir.). La pédagogie universitaire à l’heure du numérique. Louvain la Neuve : de Boeck.

15 h 30 – 16 h 00. Par les membres de la DIP et les membres des laboratoires Didasco et Ciams, synthèse des éléments prélevés tout au long de la journée qui permettent de répondre à la question :
•    « Quelle (s) recherche (s) sur les dispositifs de Pédagogie Universitaire ? » pour l’Université Paris-Sud.

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